CHILI

FÉVRIER 2013 – On rentrant ici, il est fort possible qu’on nous demande : « qu’est-ce que vous connaissez du Chili? » Nous avons appris à connaître le centre de Santiago, la si grande et tumultueuse capitale du Chili, malheureusement beaucoup plus américanisée que latine… Malgré tout nous avons réussi à extirper de petits morceaux d’authenticité dans cette ville où la bonne ambiance règne. En même temps, difficile pour la population de créer une histoire et une âme à cette ville fréquemment victime de tremblements de terre. S’en est suivie une découverte sensationnelle de La Serena, petite station balnéaire authentique à 6 heures de route au nord de la capitale, où nous avons ensuite eu l’opportunité d’entrer en communion avec la Cordillère des Andes, ses vignes et ses cactus. Avec une partie de stop´assez folklorique pour nous rendre jusqu’au Pueblo Artesanal, afin d’assister au soleil couchant sur les flans des montagnes, nous ne cessons de penser que nous sommes en plein cœur de la plus longue chaîne de montagne du monde, après avoir fait signe à la plus haute au Népal. Décidément: des hauts, des bas… C’est tout à fait notre voyage finalement : de superbes montagnes russes !

« Et c’est tout ce que vous avez appris du Chili? » pourrait-on nous asséner. En vérité nous avons appris beaucoup plus de choses que ça…  Nous connaissons par cœur une partie de Santiago: 1091 A.M dans la petite bourgade de Vitacura. Nous avons découvert un territoire colombien, une famille de cœur que nous aimons profondément et que jamais nous ne pourrons oublier. Chaque jour nous avions pour habitude de faire une excursion dans un endroit très frais et tropical: la piscine. Chaque jour était tout simplement une excursion: EN NUESTRA CABEZAJamais nous ne pourrons oublier le jus délicieux de Camimi le matin (des fruits, d’accord?), Camimi cuisinant comme un véritable Chef,  l’eau « gelée » de la piscine, les après-midi à écouter de la musique, les nuits synonymes de vin rouge, de cigarettes, d’éclats de rire et d’énormes débats politiques… La manière de prononcer « naranja » et « mujeres », les trajets dans ce 4×4 gigantesque à écouter nos musiques délirantes: Bangarang, Party Rock Anthem, Jump Around… Et se prendre pour les rois du monde. Puis voir Camimi conduire avec ses casquettes et ses tee-shirts du Hard Rock Café et se mettre d’un seul coup à danser la salsa, les duos d’espions… Alejo en train de danser comme s’il venait d’une autre planète, à tout se dire et tout partager, Bébé sautant dans la piscine comme un cheval à dire tout ce qui lui passe par la tête sans penser aux conséquences, l’autre Bébé estropiée du vin rouge à diriger la piste de danse… Nos rêves fous à tous les 4: marcher sur la lune, faire le tour de l’Europe en cabriolet, partir vivre à Tahiti… Magnolia, la maman, et nous deux à refaire le monde chaque jour. Manuel, le papa, à qui nous avons promis -un jour- d’arrêter de fumer. La cigarette de fin de journée avec la sœur Lou à rire de tout, entendre Kike, son mari, jouer de l’accordéon à des heures improbables du jour ou de la nuit. Ces souvenirs cachés dans la « bulle » où nous vivions d’air pur et de bonheur, le mélange parfait franco-colombien des « Marica« , des crêpes; de Barranquilla en Colombie jusqu’au Nord de la France en passant par Kiev en Ukraine: rien ni personne ne pouvait nous faire de mal.

Ça, c’était notre voyage au Chili, notre Santiago à nous c’est à dire une rencontre folle entre France, Chili, Colombie, Russie, Ukraine et bien d’autres choses. Mais par dessus-tout, c’était une histoire d’amour indescriptible tant elle était forte en si peu de temps. Aujourd’hui, loin de Santiago et depuis la Patagonie, nous pensons fort à eux car nous ne les remercierons jamais assez de nous avoir apporté autant.

*
Le Nord du Chili, un peu plus tard, nous a préparé de jolies surprises également. A 2400 mètres d’altitude, nous arrivons dans le village typique et tranquille de San Pedro de Atacama, en plein désert. Une première impression fort douteuse lorsque nous l’atteignons en pleine nuit… Heureusement le lever du jour a radicalement changé notre opinion, avec la vie qui l’accompagne. Les Bébés retrouvent avec une joie sans nom notre Edgardo d’amour, qui nous fait découvrir son passé sur place avec vin rouge et coucher de soleil sur l’Oasis, et pleine vue sur la Cordillère des Andes.

Munies d’eau et de cachets contre le mal d’altitude, nous partons braver le froid matinal du désert pour atteindre le Salar de Atacama, où nous avons été réchauffées par la vue de nos premiers Flamants Roses.
S’en est suivie une délicieuse balade le long des différents lagunes altiplaniques, sous un soleil de plomb à plus de 4000 mètres d’altitude. Visite d’une mine de sel et coucher de soleil sur les Vallées de la Muerte et de la Luna, un spectacle naturel magique.
Pour résumer: San Pedro c’est 5000 habitants, 10000 touristes et 20000 chiens.
Mais on y vit heureux, d’amour et d’eau fraîche.
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