HONG KONG

JUIN 2015 – Mes proches connaissent mon aversion pour la Chine. Elle ne m’a rien fait pourtant, mais je nourris encore trop d’appréhensions envers elle pour m’y rendre. Comme pour apprendre à marcher, il faut d’abord savoir mettre un pied devant l’autre. Cette étape passe par la première foulée du sous-continent chinois. Mission accomplie. Je pense que le succès de la tâche est en partie lié au fait que Hong Kong ne soit PAS la Chine! Une mise au point historique s’impose: le territoire est officiellement appelée « région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine« . En clair, cela signifie que Hong Kong possède sa propre monnaie, ses propres lois, et ses propres équipes sportives. Le gouvernement est financièrement autonome et prend des décisions politiques propres à Hong Kong. Les 7.5 millions d’habitants de l’ex-colonie britannique ont retrouvé leur indépendance en 1997. Evidemment, on n’efface pas 99 ans d’Histoire en un coup de baguette magique. Hong Kong est profondément marquée par l’héritage britannique: libertés fondamentales respectées (enfin, en théorie), système de droit commun, modernité, anglais parfaitement maîtrisé par les locaux, 4% de la population sont des expatriés…

En arrivant sur place, j’ai tout de suite été frappée par la complexité des lieux. Hong Kong, terre de contrastes. La modernité flirte avec les vestiges de l’Empire colonial; les centres commerciaux, temples de la consommation, font du gringue à la rigueur des gagne-pains. La nature sauvage de Lamma et Lantau s’oppose en tous point aux quartiers d’affaires de Central et Sheung Wan, sur l’île de Hong Kong… Les marchés nocturnes odorants et grouillants démentent l’économie des grandes enseignes de Tsim Sha Tsui. Une intrigue très sophistiquée, finalement. Hong Kong resselle de trésors. Et il faut faire preuve de patience pour se délecter de chacun d’entre eux… C’est la modernité apprivoisée; savant mélange de discipline, de quiétude et d’excitation.

Comme partout, il s’agissait surtout d’être là au bon endroit, au bon moment. J’étais là quand, tout d’un coup, les buildings de l’île de HK se sont illuminés alors que je me promenais sur Kowloon. Présente aussi lorsqu’un typhon s’est abattu sur la ville, passant du jour à l’obscurité en une poignée de nuages. Je me baladais tranquillement lorsque j’ai entendu des éclats de rire puissants émanant de sous-terre: des femmes, par centaines, à même le sol, ayant établi leur QG dans la station de métro Wan Chai.

Pour résumer, j’ai passé quatre journées divines à errer dans les rues de la Perle de l’Orient. Bon, et je dois  avouer que je me suis bien amusée à me perdre dans les étages des Malls démesurés. Encore du shopping? Et alors? Au moins, on ne pourra pas me reprocher de ne pas faire fonctionner l’économie! Hong Kong est l’endroit rêvé où se réinventer. Un lieu où réussite et désespoir font ménage à trois avec la notion de sacrifice. J’ai fait la paix avec moi-même là-bas: une pause au calme pendant ma tempête. Dans un sens, j’y ai laissé une partie de moi. Quelque chose me dit que je repasserai bientôt lui dire bonjour…

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