ECOSSE

SEPTEMBRE 2015- Cette année, ma Biguette et moi embarquons pour Scotland, Darling! A nous châteaux hantés, lacs d’eau douce habités, Highlands enchantés, Chardons colorés, Pure Malt corsé… Les Queens sont de retour! A l’exception d’une petite virée londonienne de trois jours, copieusement arrosée à grand renfort de vin rouge et de Pierre de Rosette, nous nous sommes délectées de la nature écossaise pendant ces quinze jours de plaisir. Une jolie palette de couleurs propres à une nature vitaminée, rayonnante de santé: des bleus, des verts, des ocres… Le tout ponctué par une touche de violet, celle du Chardon évidemment, fleur nationale de l’Ecosse!

Petit résumé de notre séjour: Edimbourg, magique! Ville pavée, ville historique et inspirante, ville élégante et digne. Exception faite pour la micro-enclave de l’hôtel Carlton: là, je crois qu’ils ont laissé élégance et dignité au placard. « Eum… Unfortunately we have some bad news regarding your reservation« . Et un bon coup de pied dans le derrière, ce sera la prochaine »bad news« , ducon!

Après avoir passé nos nerfs sur le petit déjeuner, nous quittons la capitale pour Stirling. Beauté semblable à sa voisine de l’Est, Stirling abrite un château et des jardins de roses fabuleux, retraçant la riche et sanglante histoire de l’Ecosse. On en apprend beaucoup sur la Muse des écrivains du cru: Marie Stuart. La cousine d’Elizabeth Ie d’Angleterre a épousé trois hommes: François II, Roi de France; Henry Stuart, Roi consort d’Ecosse; et enfin James Hepburn, Prince consort d’Ecosse. En plus d’être exigeante sur la qualité de ses conquêtes, Marie avait un peu le feu aux fesses ! Sexe, conspirations, poisons, assassinats, exécutions… Avec cet arsenal de drames, pas étonnant que la Reine des Ecossais n’ait eu de cesse d’intriguer. Aujourd’hui encore, le voile n’est pas totalement levé sur ces épopées.

Nous quittons la fraîcheur des châteaux pour l’immensité des Highlands, direction Inverness! L’occasion pour Biguette et moi d’améliorer nos compétences en conduite à droite. Enfin à gauche. Le volant à droite, mais à gauche sur la route. Bref, on se comprend: le contraire de chez nous. Du « m’as-tu vu », comme d’habitude! Ah, ces britanniques… On essaye de dompter la bête du mieux que possible. Qu’importe: nous arrivons saines et sauves chez la belle du Nord. La localité est pleine de charme, paisible presque. Dans un sens, elle est la passerelle idéale avant de rendre visite à Nessie… Voilà. Nous y sommes. Tôt le matin, l’inquiétant et brumeux Loch Ness nous ferait presque faire demi-tour: avec la vapeur, nous avons du mal à distinguer l’eau. Patience, le Monstre est endormi… Son réveil magistral aurait de quoi faire verser une larme au moins émotif des hommes. Le soleil invite gentiment les nuages à se disperser. Le réveil d’un Roi: place ! Place ! Tout pour vous servir, Sire ! Que d’exigences… Biguette et moi défions l’autorité du grand Ponte, et l’abandonnons au profit de Fort William. Escale iodée dans ce petit port de pêche attachant. Nous terminons par Glasgow, riche en shopping mais pauvre d’âme. Vite, vite! Il nous tarde de retrouver notre Edimbourg adorée!

Pensée à moi-même: décidément si nous étions millionnaires, je crois que nous ramènerions une maison comme souvenir de vacances ! 

La bonne leçon du voyage: ne JAMAIS, au grand JAMAIS, garer sa voiture sur un emplacement qui n’est pas dédié à cet effet en Ecosse! Oui oui, même pour dix minutes! Non seulement vous risquez de frôler l’arrêt (cardiaque, pulmonaire, cérébral?) en réalisant que le véhicule concerné, contenant vos valises et DONC vos dépenses des dix derniers jours, votre appareil photo reflex, votre carte d’identité et au passage votre dignité, a littéralement disparu. La police n’a aucune idée de où il se trouve, bien-sûr… Il faudra donc appeler la fourrière pour espérer que ce ne soit QUE ça. Oufff… Ce n’était QUE ça ! Tournée générale pour tout le monde! Une fois avoir remis la main sur la voiture, il faudra débourser une petite fortune pour la récupérer… Et ça, ce sera la punition pour notre dégligence (et pour avoir cédé à la tentation d’aller chez Khiels…).

Aujourd’hui, on peut en rire. A dire vrai, on a immédiatement ri en constatant la disparition du véhicule… Comme quoi, malgré les petits désagréments, il faut vraiment mettre de la mauvaise volonté pour gâcher les vacances!

 

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