NEW YORK

OCTOBRE 2015- La tradition, c’est sacré. Après Sydney, Bali, la Nouvelle-Zélande, Barcelone et Londres, les Doudous sont de retour! Depuis le temps que je l’attendais, ça y est: What’s up New York? Manhattan, nous voilà! Doudou accepte de renouveler ses vœux d’amour à la Ville qui ne dort jamais, et m’accompagne de bon cœur. D’ailleurs, le mien s’emballe: Empire State Building, MoMa, Statue de la Liberté, Musée d’Histoire Naturelle, Rockfeller Center, Ground Zero, Metropolitan Museum of Art, Grand Central, Pont de Brooklyn… Stop, pitié, je frôle l’arrêt! Mes gambettes en tremblent d’avance… Et si nous n’avions pas le temps de tout faire? Et quelles chaussures emmener pour faire honneur à Carrie Bradshaw? Et quelles lectures pour faire un clin d’œil à Edith Wharton? J’ai peur. Peur de décevoir la Grosse Pomme ou pire: qu’Elle me déçoive… Comme en amour: normal d’appréhender, puis en un éclair le doute s’envole. Evidemment qu’elle ne me décevra pas! Après tout, elle aussi attend ma visite depuis longtemps..? Bon peut-être pas… Tout ça c’est la faute des grattes-ciels: ce sont eux qui me font prendre de la hauteur!

Nous arrivons en fin de journée… New York a revêtu sa tenue de soirée. Un taxi depuis l’aéroport de JFK et 45 minutes plus tard, nous nous retrouvons aux pieds de notre hôtel. Evidemment, il n’y a qu’un seul endroit qui subit un ravalement de façade dans notre rue: BINGO c’est l’Hotel St James (109 West, 45th Street). Peu importe finalement. La chambre est spacieuse, même si la salle de bain n’est pas de première fraîcheur, l’essentiel y est. Doudou est de mon avis: nous sommes épuisées par le trajet, une bonne nuit de sommeil s’impose. Hors de question de se coucher le ventre vide. Où va-t-on? Au temple de la malbouffe, pardi ! Et où se trouve le Mc Do le plus proche? Times Square… Un pas, deux pas, trois pas… J’ai les mains moites. Quatre, cinq, six… Oh tiens, un Starbucks en face de l’hôtel! Sept, huit, neuf… Mes tempes bouillonnent! Vingt… Trente à tout casser. Trente pas nous séparent du Carrefour du monde. Un face à face étourdissant de panneaux publicitaires colorés, une foule bigarrée, odeurs de cuisine, klaxons, taxis jaunes, moiteur… Tous mes sens sont en émoi. Promis, juste un repas léger… Et nous allons nous coucher !

Doudou est matinale, je lui emboîte le pas. Tous les jours de notre semaine de pure folie! Le dimanche, jour du Seigneur oblige: une première prise de température, qui grimpe, qui grimpe… Et atteint des sommets lorsque nous goûtons aux divins cupcakes de chez Magnolia Bakery: le Red Velvet enivre encore certaines de mes nuits..! Après un instant de recueillement (et de Gospel), nous prenons lentement la direction du Metropolitan Museum of Art. C’est d’ailleurs le premier endroit qui nous permet de récupérer nos New York City Pass contre le bon d’échange. Au deuxième étage, je suis prise d’une soudaine ferveur patriotique: Renoir, Monet, Cézanne, Manet, Rousseau… Bravo, j’ai failli perdre la vue de plaisir… C’aurait été dommage, nous avons encore tant à voir ici!

Lundi… BLACK Monday for the wallet! Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer les soldes? L’enfer pour le porte-monnaie existe, il porte l’innocent patronyme de « Woodbury« . Un village (oui oui, avec des maisons!) où chaque bloc abrite une célèbre marque de vêtements ou d’accessoires. C’est tout? Que nenni ! Si seulement il n’était question que d’une simple tentation… La problème est que ces redoutables achats sont à prix d’usine, autrement dit: tout vaut la peine d’être acheté. Adieu veaux, vaches, dollars… C’est la fin des haricots. Accroche-toi, porte-monnaie. Tu n’es pas au bout de tes peines…

 Mardi, D*Day. Le Débarquement. Celui des Doudous sur la Liberty Island. Bonjour Statue, ravie de te connaître! Avec ses grands airs, la Dame de Fer a de quoi faire frémir les âmes les plus sensibles… Il faut dire qu’elle n’est pas vierge dans ce domaine! Depuis son installation en 1884, elle a vu défiler des millions d’immigrants sous son regard sévère. Qu’à cela ne tienne. Continue à prendre tout le monde de haut! Nous, on file avaler une part de pizza Made in New York… Entre les briques du New York des années 20 surgissent Wall Street et ses damnés. La Bourse a ses Golden Boys, la rue ses malédictions.Des âmes en peine, que les caprices des marchés ont avalé et déféqué aussitôt dit, aussitôt fait. Cascade d’émotions cet après-midi, décidément. Nous terminons cette journée marathon par Ground Zero. Le site des anciennes tours jumelles du World Trade Center fait bonne figure malgré la plaie béante. Patience pour l’entrée du musée… Une fois à l’intérieur, la notion de temps perd tout son sens: nous sommes hypnotisées par la richesse des éléments exposés. Bien que certains aspects manquent cruellement d’objectivité (notamment en ce qui concerne la « diabolisation » de l’ennemi Al Qaida…), on ressort de là comme si on avait couru le marathon de New York: rincées.

Ayant pitié de votre patience (et de votre temps) je ne vais pas toutes vous les faire. Chaque journée passé fut aussi enchanteur que si Merlin avait été présent. Doudou n’en revient pas de tout ce que nous avons crapahuté! Mes mirettes sont constamment éblouies par toute cette immensité. Indispensable du séjour pour constater la démesure de la ville: un Rooftop! Et bien qu’il ne figure pas sur la liste des « indispensables » pour un voyage réussi, le shopping chez Victoria’s Secret, Henry Bendel, Abercrombie & Finch… y a grandement contribué! Pauvre porte-monnaie…

Petite précision: New York est une ville épuisante. Une vraie sangsue ! A force de déployer pléthore d’énergie quotidienne pour vivre l’aventure, il est fort probable que vous ne voyiez pas la couleur d’une soirée sauce new-yorkaise. Pour y remédier, rien de plus simple: il suffit d’alléger le programme de la matinée suivante pour récupérer convenablement. De toutes les façons, ne vous voilez pas la face: il est impossible de tout voir à New York! Il y a constamment du neuf, des surprises, de l’inattendu! Alors soyez sélectifs, et surtout réalistes. Nous ne sommes pas des super-héros (bien que cela y ressemble, je vous l’accorde 🙂 Pourtant, Simone de Beauvoir affirmait qu' »il y a quelque chose dans l’air de New York qui rend le sommeil inutile« .

Pour l’anecdote, Doudou et moi avons passé notre dernière journée sur place à rendre hommage à nos héros new-yorkais favoris en nous rendant sur les lieux des tournages: Sex and the City, Castle, Friends, Boardwalk Empire et Mad Men (soirée Jazz oblige…) Nous nous sommes amusées comme des folles à tenter de retrouver ces endroits emblématiques. Parce que c’est aussi la culture populaire qui a transformé New York en mythe. Pour entrer dans la légende, it’s up to you (New York, New York)…

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